Déterminants de l’hésitation à la vaccination contre la COVID‑19 et moyens d’améliorer l’acceptation et la confiance dans le vaccin

Question: Le développement de vaccins a été un facteur clé qui peut potentiellement mettre fin à la pandémie de COVID‑19 (1). Cependant, le succès de la campagne de vaccination dépendra de la proportion de personnes à se faire vacciner (2). Plusieurs mois se sont écoulés depuis le début de la vaccination contre la COVID-19. Que savons-nous des déterminants de l’hésitation à se faire vacciner et comment améliorer l’acceptation et la confiance dans le vaccin ?

Résumé des ressources incluses

Notre revue de littérature a permis d’identifier huit revues de littératures, onze études uniques, neuf projets de recherche actuellement en cours au Canada et une liste de 34 experts en matière d’hésitation à se faire vacciner. L’exhaustivité de ce résumé peut être limitée étant donné la rapidité de notre démarche pour effectuer la recherche de données probantes et la préparation d’un résumé des documents que nous avons récupérés. Seul la revue effectuée par Galanis et al. (2020) a formellement évalué la qualité des données probantes recueillies à l’aide des outils d’évaluation critique formulés par le Joanna Briggs Institute, ces données étant qualifiées de moyennes à bonnes.

  • Published: juin 10, 2021

Que savons-nous?

L’hésitation à se faire vacciner a un impact sur l’adoption de la vaccination contre la COVID‑19 et est déterminée par une myriade de facteurs liés aux caractéristiques du vaccin (3–6), aux facteurs sociodémographiques tels que le niveau de revenu (4,7–9), l’âge (4,6,7), le sexe (8–10), l’é ducation (7), l’emploi (6), l’ethnicité (6,7), les croyances (4,5,8), ainsi que la perception de et la confiance dans les vaccins contre la COVID‑19 (7,11,12). L’infodémie de l’information erronée entraîne une méfiance envers la science et affecte l’intention des individus de se faire vacciner (5,7,13).

Quelles sont les lacunes notables?

  • La plupart des études sont transversales, le terrain de l’hésitation vaccinale est dynamique, et les tendances doivent être surveillées en permanence.
  • Il y a un manque d’études de mise en œuvre pour développer et tester des interventions visant à augmenter la confiance dans les vaccins.
  • Pour contrer l’information erronée, il faut élaborer des stratégies de communication et mener des recherches pour mieux comprendre les voies d’influence des médias sociaux sur l’hésitation vaccinale.

Qu’est-ce qui se dessine à l’horizon? Quelles études actuellement en cours visent à combler ces lacunes?

L’étude menée par la Dre MacDonald de l’Université de l’Alberta porte sur l’acceptabilité des vaccins contre la COVID-19, permettant ainsi de documenter l’évolution des tendances en matière d’hésitation à se faire vacciner et les facteurs associés. Trois études à venir menées par les docteurs Rosberger, Kronfli et Ben-Shoshan de l’Université McGill portent sur le développement et l’essai d’interventions basées sur la vidéo pour augmenter les taux de vaccination. La Dre Colmegna et le Dr Gold, également de l’Université McGill, étudient la promotion de stratégies fondées sur la confiance, impliquant les membres de la communauté et les travailleurs de la santé. Simultanément, les docteures Bettinger et Wessinger (Université de la Colombie-Britannique) utilisent des méthodes qualitatives telles que les entretiens et l’ethnographie numérique pour mieux comprendre l’influence des médias sociaux sur la prise de décision concernant les vaccins. Quant au Dr Bacon (Université Concordia) et à la Dre Lavoie (Université du Québec à Montréal), ils évaluent la sensibilisation, les attitudes, les préoccupations et les réactions comportementales du public à l’égard des politiques de santé publique de la COVID-19, y compris la vaccination.

Avec un financement du Gouvernement du Canada

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